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320 logements ZAC Mellinet

Nantes,  Loire -Atlantique 2015

Le terrain, objet de cette consultation, se situe dans la ZAC MELLINET. Il bénéficie d’une proximité avec le centre-ville de Nantes  Le relief offre un dénivelé et profite d’une vue vers la Loire. 
L’implantation des constructions s’inspire du plan d’urbanisme de l’atelier F. Grether, La voie nouvelle à l’ouest induit un nouvel alignement possible. Une seconde voie, interne, dédiée aux accès des véhicules de secours et aux liaisons douces, permet de distribuer les logements implantés au cœur de l’ilot.. Les deux voies créées agrègent l’ensemble des bâtiments, qui édifiés à l’alignement, en suivent les limites et les orientations, augmentant de ce fait l’espace de la prairie existante à l’est.
La volumétrie du projet est travaillée de manière à être la plus « progressive » possible. Afin d’éviter tout effet de masse et de traiter au mieux l’intégration du projet vis-à-vis de son environnement proche bâti, le projet se décline suivant 12 bâtiments. La composition en éléments de « puzzle » dispersés et distants des bâtiments permet de créer une multitude de relations visuelles et d’accès entre les emprises publiques et le cœur d’ilot privé, laissant ainsi la possibilité de rendre visible le jardin de tous points de vue. 
Pour être en cohérence avec le caractère de « transition » de la parcelle, la hauteur des bâtiments varient. En limite sud-est, dans l’axe de la place, le bâtiment n°3 joue le rôle d’exception par son implantation, au centre du système de clôture, en alignement de l’espace publique, il figure le pavillon d’entrée du parc contigu. Au-delà du souci d’intégration urbaine, la volumétrie des bâtiments répond à un intérêt de confort d’habiter et de compacité du point de vue de la thermique. 
Le découpage des volumes résulte d’un souci de traitement des toitures. La multiplication des niveaux d’attiques et de retraits minimise l’impact des hauteurs mais développe aussi un grand nombre d’espaces extérieurs, en plus des balcons
Le traitement des façades est fonction de la volumétrie différente de chaque bâtiment, des points de vue. La continuité des façades, à la manière d’un ruban, évite les façades pignons. De manière générale, les  bâtiments sont habillés de lames de bardage en aluminium laqué. Les retraits des attiques et des rez-de-chaussée, sollicités, sont vêtus de bardage plan en aluminium. Les teintes varient du bronze sombre, au cuivre, au vieil or. Sur chaque pan et en vis-à-vis, des balcons s’avancent au nu des façades. 
Les espaces libres dégagés par le dispositif urbain proposé représentent une surface de 19 000 m². Cette superficie permet d’envisager la création d’une véritable oasis urbaine. le parc est traité comme un projet à part entière. Les villas et la végétation se fondent et s’interpénètrent, révélant des lieux différents. Le jardin présente des usages différents. Le paysage est travaillé en légers reliefs, par l’intermédiaire de buttes de terres afin de rattraper les altimétries. 

Maître d’ouvrage : ​​​Groupe PICHET Promotion
Date : 2015
Etat d’avancement : Concours
Architecte : Jean-Michel Reynier Architecte / Louis Paillard Architecte
Mission : mission de base loi MOP
Superficie (SHON) : 25 545 m2 
Coût :  8,75 M€
Paysagiste : Wagon Lanscaping